Fragmentation des repas, comment y répondre en tant que restaurateur

JRfragmentation repas-1

Les Français et l’institution des trois repas par jour : une histoire ancienne ? Pas vraiment, mais l’histoire s’est légèrement modifiée ! Le snacking s’est invité dans la routine des consommateurs et a quelque peu bouleversé leurs habitudes alimentaires.

Avec un rythme de vie plus rapide, des temps de pause plus courts et des retours plus tardifs au domicile, les Français sont moins fidèles au classique triptyque alimentaire. Comment les restaurateurs s’adaptent-ils à ce phénomène ? Quelles sont les alternatives à mettre en place pour que la restauration ait encore de beaux jours devant elle ?

 

LA REALITE DU PHÉNOMÈNE "SNACKING"

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : aujourd’hui, les Français sont 38% à consommer un « hors repas » quotidiennement[1]. Un « hors repas », c’est quoi ? Un petit snack, sucré ou salé, qui est dégusté lors de tranches horaires ne correspondant pas à un des repas définis :

  • Petit-déjeuner ;
  • Déjeuner ;
  • Dîner.

Si, le matin, l’en-cas se compose principalement d’une boisson chaude et/ou de barres de céréales, à l’approche du dîner, les consommateurs optent pour une boisson alcoolisée et des biscuits apéritifs. Mais pourquoi ce phénomène est-il en pleine expansion ?

 

Rapidité et praticité

Premièrement car les Français pensent à la praticité avant la convivialité. Non pas qu’ils délaissent le traditionnel repas au bistrot entre collègues, mais ils s’avèrent de plus en plus nombreux à opter pour des modes de restauration plus rapides.

 

Le développement de l'after-work

Deuxièmement, parce que le phénomène d’after-work s’est considérablement développé. Aussi, le soir, les jeunes salariés urbains se dirigent plus vers le bar à proximité pour partager quelques tapas avec leurs collègues plutôt que dans leur cuisine personnelle pour préparer un repas et manger seul devant la télévision.

 

Le besoin de réconfort

Enfin, une réponse que l’on trouverait banale, mais qui est, en réalité, pleine de sens (surtout à l’heure où la pression s’accumule sur les épaules de nombreux travailleurs) : manger une petite douceur, c’est toujours réconfortant. Difficile donc, de ne pas céder à la tentation.

 

Les SOLUTIONS PROPOSÉES

Face à ce phénomène, la réponse des industriels ne s’est pas fait attendre :

  • Augmentation des services de livraison (Deliveroo, UberEats…) ;
  • Proposition de plats fraîchement préparés livrés au bureau (Frichti, Pop Chef…) ;
  • Multiplication de commerces qui proposent de plats « finger food » ou à consommer “sur le pouce” (sushis, wraps, salades…).

Le consommateur ne se déplace plus pour s’alimenter, ou seulement dans un périmètre très limité aux alentours de son travail ou de son domicile. Et même s’il a besoin de trouver rapidement un plat qui lui convienne, il reste soucieux de l’origine des produits choisis et du mode de préparation. En effet, le consommateur actuel est beaucoup plus regardant sur le processus de fabrication ou de création de son plat.

Quoi qu’il en soit, les maîtres-mots sont : qualité et rapidité. Si la qualité s’observe dans les restaurants et bistrots traditionnels, la rapidité n’est pas toujours au rendez-vous. S’installer à une table, c’est prendre le temps de partager un repas et d’apprécier le moment. Est-ce que les consommateurs ont toujours envie de ça ?

 

LA RÉPONSE DES CONSOMMATEURS

Non seulement ils en ont toujours envie, mais ils continuent de pratiquer le traditionnel repas entre collègues ou entre amis au restaurant.

 

L'observation de nouvelles pratiques 

Et si la formule plat-entrée-dessert a toujours ses adeptes, les restaurateurs ont aussi cherché à s’adapter à l’ensemble de la clientèle.  Résultat ? Plusieurs pratiques s’ancrent dans les modes de consommations actuels :

  • Des plats à partager à consommer plus rapidement ;
  • Des recettes plus rapides à préparer ;
  • Des formules à consommer tout au long de la journée ;
  • Des doggy bags à emporter, etc.

Tout est fait pour que le consommateur puisse apprécier le moment au restaurant sans culpabiliser de perdre trop de temps. Mais les restaurateurs surfent également sur la vague du « snacking » en proposant plus de formules « petits-déjeuners » et des en-cas sains. Le tout est de conserver ce qui leur est le plus cher : la fraîcheur des produits et le bonheur des consommateurs.

 

Le petit conseil de Jean

Selon Jean Routhiau, en tant que professionnel de la restauration, il ne s’agit pas de suivre à la lettre chacune de ces tendances, mais de proposer une offre « souple » à ses clients. Il s’agit ici de s’assurer qu’ils puissent consommer les plats de l’établissement où et comme ils le souhaitent :

  • Sur place ;
  • Chez eux ou au travail, grâce aux services de livraison ;
  • En fractionné, en pouvant emporter les restes avec eux.

Plus concrètement, il ne faut pas hésiter à allouer une petite part de son budget aux barquettes et boîtes de transport, qu’il s’agisse de livraison ou pour emporter les restes. En garantissant à ses clients une souplesse de consommation, le restaurateur se modernise et améliore toujours plus son image !

Ainsi, dans une telle période de bouleversement des habitudes de consommation, les professionnels de la restauration doivent recourir à leur ingéniosité pour fournir à leurs clients de nouvelles formules de repas plus rapides, mais tout aussi bonnes. Si le snacking est devenu le péché mignon des Français, le bon repas en bonne et due forme n’a pas à s’inquiéter pour sa longévité.

 

[1] Source : Étude réalisée par Crédoc pour Mondelez International, 2017.

 

Vous êtes restaurateur  et vous souhaitez découvrir nos produits ?

Retour à la liste

ARTICLES RÉCENTS

Inscrivez-vous à la Newsletter